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Les réseaux en tant qu’infrastructure critique
Majza Avdyli : Jul 2, 2026 3:57:39 PM
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La stabilité et la transparence doivent devenir une priorité stratégique pour les entreprises suisses
« Le réseau fonctionne, donc tout va bien. » Cette idée est très répandue. Et elle est dangereuse. Car un fonctionnement stable au quotidien ne dit pas grand-chose sur la manière dont un réseau réagit sous pression. Les entreprises suisses qui ne pilotent pas activement leur réseau et ne le surveillent pas de manière transparente prennent un risque qui ne se révèle qu’en cas de crise, mais qui impacte alors directement le cœur de leur activité.
Les reséaux ne se contentent plus de relier des sites et des systèmes. Ils constituent la base opérationnelle de presque tous les processus métiers des entreprises : services cloud, outils de collaboration, systèmes ERP, installations de production, communication client. Plus les processus sont numérisés, plus l’activité dépend du réseau. Ce qui relevait autrefois de l’informatique est aujourd’hui une question de gouvernance d’entreprise.
Les chiffres le confirment : à l’échelle mondiale, 95 % des responsables informatiques considèrent un réseau résilient comme critique pour l’activité (investor.cisco.com). Parallèlement, 77 % des entreprises ont subi une panne réseau majeure au cours de l’année écoulée. La dépendance est donc déjà une réalité, tandis que la préparation à celle-ci fait souvent défaut.
des responsables informatiques considèrent un réseau résilient comme critique pour l’activité.
des entreprises ont subi une panne réseau majeure au cours de l’année écoulée.
Issu d’une croissance historique, difficile à piloter
Pour 42 % des entreprises suisses, la complexité de leur environnement informatique constitue déjà aujourd’hui un problème majeur (swisscom.ch). Il s’agit du résultat d’années de croissance sans architecture cible claire : de nouveaux sites, des connexions cloud et des prestataires externes ont été intégrés sans que les dépendances existantes soient correctement résolues. À chaque extension, la complexité a augmenté et la visibilité a diminué.
Les conséquences typiques sont les suivantes : un manque de transparence sur les dépendances entre sites, services cloud et applications ; des solutions de monitoring qui surveillent des équipements individuels mais n’offrent pas de vue de bout en bout ; et un modèle opérationnel réactif qui n’intervient que lorsque les problèmes ont déjà dégénéré. À cela s’ajoute le fait que, dans de nombreux environnements, les configurations ne correspondent pas à la documentation. Cette évolution devient critique lorsque de nouvelles exigences s’ajoutent – par exemple l’automatisation, les applications d’IA ou des services cloud supplémentaires – ou lorsque le réseau est soumis à une forte pression, qu’il s’agisse de pics de charge ou d’attaques ciblées. Ne pas savoir, en cas de crise, qui doit faire quoi et dans quel ordre, fait perdre un temps et un argent précieux.
Les pannes de réseau comme risque pour l’activité
Car une panne de réseau n’est pas un problème informatique. C’est une urgence opérationnelle. Les lignes de production s’arrêtent, les collaborateurs perdent l’accès aux systèmes centraux, les services ne peuvent plus être fournis. Et plus la panne dure, plus les dommages augmentent.
À l’échelle mondiale, les coûts des pannes réseau majeures s’élèvent à 160 milliards de dollars par an, en supposant un incident majeur par entreprise et par an (computerweekly.com). Gartner estime que le coût d’une panne importante dépasse 500 000 dollars par heure. Les cyberattaques graves, qui passent souvent par le réseau, peuvent coûter jusqu’à 150 millions de francs dans certains cas (swisscybersecurity.net).
À cela s’ajoute un facteur souvent sous-estimé : les équipes IT consacrent en moyenne 33 % de leur temps de travail à la résolution de problèmes (tailwindvoiceanddata.com). Un temps qui n’est alors plus disponible pour les projets stratégiques, le développement et l’innovation.
Assurer une transparence de bout en bout
Ne pas se contenter de surveiller des appareils individuels, mais rendre visibles les dépendances entre sites, services cloud et applications.
Mettre en place une surveillance proactive
Détecter les anomalies, les pics de charge et les problèmes de configuration avant qu'ils n'entraînent des pannes, grâce à des processus d'escalade clairs, 24 h/24 et 7 j/7.
Simplifier les structures
Définir des architectures cibles claires, réduire la complexité et documenter les dépendances comme base d’un fonctionnement prévisible.
Tester les processus d’urgence
Il ne suffit pas de planifier les scénarios de basculement, il faut également les tester régulièrement dans des conditions réelles, afin que chacun sache quoi faire en cas d’urgence.
Cette approche est rentable : les entreprises qui réalisent régulièrement des simulations de pannes réseau réduisent les interruptions non planifiées jusqu’à 10 % et améliorent également leurs délais de résolution de 10 % (netbrain.com).
Considérer la résilience du réseau comme un principe opérationnel
Axians accompagne les entreprises suisses afin de ne pas seulement exploiter leurs environnements réseau sur le plan technique, mais de les piloter de manière stratégique. En tant que partenaire expérimenté pour les réseaux d'entreprise, nous combinons expertise en architecture, expérience multi-opérateurs et vision globale du réseau, de la sécurité, du cloud et des applications – de l’analyse à la conception, jusqu’à l’exploitation stable.
Dans ce cadre, nous gardons toujours à l’esprit les nouvelles exigences liées à l’automatisation, aux applications d’IA et à la dépendance croissante au cloud, ainsi que leur impact concret sur le marché suisse. Nos experts connaissent les réalités locales, les cadres réglementaires et les besoins spécifiques des entreprises suisses – depuis la Suisse, pour la Suisse.
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